En entreprise, il n’y a pas de secrets : les collaborateurs les plus performants sont ceux qui s’estiment heureux & pleinement épanouis dans leur environnement de travail. Toutefois, et pour appliquer cette théorie, nombreux sont les employeurs, services RH et managers qui se précipitent dans une démarche de qualité de vie au travail (QVT).

Cependant, à cet acronyme, beaucoup y ont associé des avantages décorrélés du travail. Par exemple, en installant un baby-foot dans une salle de repos, en instaurant des cours de yoga pendant la pause, ou encore, en organisant des apéritifs après la journée de travail. Toutefois, les entreprises qui instaurent ces pratiques, prétendent être vertueuses quant à la QVT, mais en réalité, elles ne font que la survoler.

Pensez-vous réellement que ces pratiques suffisent à améliorer les conditions de travail ? La réponse est non. Tout simplement, parce qu’elles ne rentrent pas dans ce périmètre, puisqu’elles en sont déconnectées. Dès lors, et encore aujourd’hui, beaucoup d’entreprises n’ont pas bien compris ce que la QVT signifie.

En conséquence, ne plus parler de QVT mais de QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) permet, à ces dernières, d’apporter un discours plus clair quant aux conditions dans lesquelles les collaborateurs exercent leur travail.

Ainsi, si vous souhaitez en apprendre plus à ce sujet, découvrez dans cet article, ce que la QVCT englobe et quelles sont les actions à entreprendre pour l’améliorer au sein de votre entreprise !

Le passage de la QVT à la QVCT : pourquoi ce changement de terminologie ?

Depuis le 31 mars 2022, l’acronyme QVT pour « Qualité de Vie au Travail » a été remplacé dans le Code du Travail par QVCT qui évoque la « Qualité de Vie et les Conditions de Travail ».

Ce changement de terminologie permet d’écarter un certain nombre d’artifices qui ont contribué à brouiller la première définition de la QVT ! Et finalement, participer à la réduire seulement à des moments de convivialité et/ou de détente en entreprise.

C’est pourquoi, il devenait essentiel de redonner du poids à la définition initiale et de renforcer l’importance des conditions de travail, petit à petit effacées.

Comment ? Essentiellement, en redonnant aux collaborateurs la possibilité de s’exprimer, et de participer à tous les champs du possible, en matière :

  • D’organisation du travail (flexibilité, articulation harmonieuse des sphères professionnelles et personnelles, mise en place du télétravail).
  • Des conditions de travail (management, moyens et relations interpersonnelles) ;
  • De prévention santé (anticipation des risques psychosociaux (RPS) & du burn-out).

Des volets qui, finalement, ne sont pas uniquement l’affaire des managers et/ou des DRH, mais doivent également prendre en compte la perception du travail des collaborateurs. Cela, en considérant le profil, les conditions et les attentes de chacun.

Améliorer la QVCT :  en pratique, comment ça marche & à quoi faut-il être attentif ? 

L’Association Nationale des DRH (ANDRH) a défini les 6 piliers d’une démarche de QVCT efficace & co-construite. Par conséquent, il faut savoir qu’elle se décline par :

  • Un diagnostic & une mesure régulière des progrès autour de la satisfaction au travail
  • Une dynamique participative en intégrant les collaborateurs à l’organisation du travail
  • Une dimension collective en formant tous les acteurs de l’entreprise & à tous les niveaux
  • Un dialogue professionnel pour communiquer sur la qualité du travail & les moyens d’actions
  • Une réflexion continue sur l’amélioration des conditions de travail
  • Une logique d’expérimentation avec la mise en place du « Test & Learn ».

Parmi ces derniers, et afin de développer un environnement stable & résilient sur le long terme, il faut particulièrement être attentif à deux piliers :

  • La communication via la mise en place de moments de dialogues professionnels
  • L’amélioration de la performance organisationnelle via la logique d’expérimentation.

Toutefois, et pour y parvenir, la mise en place d’une démarche de QVCT réussie implique une série d’actions concrètes & efficaces au service des six piliers. Découvrez quelques exemples d’actions ci-dessous !

6 actions concrètes & efficaces pour améliorer la QVCT au sein de votre entreprise !

1. Optimisez l’aménagement de vos locaux pour de meilleures conditions de travail

L’environnement de travail prend une part de plus en plus importante dans la vie des collaborateurs et influence considérablement leur satisfaction au travail. C’est pourquoi, il devient indispensable de placer l’aménagement de vos locaux au cœur de votre démarche de QVCT !

Voici quelques idées à considérer :

  • Laissez place à des espaces ouverts et spacieux, comme les open-spaces
  • Favorisez les interactions entre les open-spaces, en créant des couloirs de circulation
  • Installez des bureaux et fauteuils ergonomiques
  • Privilégiez les zones exposées à la lumière du jour, plus agréables pour vos collaborateurs
  • Installez des espaces de détente propices aux échanges informels
  • Végétalisez vos espaces de travail! Une étude de l’Université de Cardiff souligne que la présence de fleurs et de plantes vertes améliore la productivité, diminue le stress et permet de booster la créativité de chacun.

Mais ce n’est pas tout ! Pour améliorer les conditions de travail au sein de votre entreprise, pensez que ce cadre convivial ne doit pas compromettre la concentration de vos collaborateurs. C’est pourquoi, et pour vous en assurer :

  • Investissez dans des cabines acoustiques pour les meetings, visio-conférences ou les appels.
  • Installez des parois acoustiques le long des axes stratégiques ou autour des îlots de travail.

✔   Notre conseil  :

Aux antipodes des bureaux traditionnels, beaucoup d’entreprises optent pour le Smart Office. La raison est évidente : il permet de réinventer les espaces de travail des collaborateurs en y intégrant diverses technologies (capteurs intelligents, applications mobiles, plateformes & solutions IoT, etc.). Aujourd’hui, il devient progressivement un médiateur du bien-être au travail et permet d’améliorer la QVCT.

Par exemple, au travers d’une application dédiée, comme Sharvy, vos collaborateurs peuvent réserver un poste de travail. En parallèle, ils peuvent prendre connaissance des disponibilités durant les prochains jours. Cela leur permet d’organiser plus facilement leur semaine en fonction de leurs souhaits et/ou de leurs contraintes personnelles. Dès lors, cela participe grandement à améliorer leur quotidien et leurs conditions de travail. Cela peut donc être une belle initiative à mettre en place pour améliorer votre QVCT !

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2. Organisez des événements fédérateurs & conviviaux pour améliorer la QVCT

Nul doute, l’organisation d’événements et la réalisation de team building en entreprise, sont des leviers communs et importants à mettre en place ! En réunissant vos équipes autour d’une activité, vous renforcez les liens et la cohésion entre vos collaborateurs.

En parallèle, et en fonction de l’activité choisis, vos collaborateurs comprennent mieux les forces et les faiblesses de chacun. Ils apprennent également à travailler ensemble en tirant le meilleur des comportements de chacun. Par exemple, et périodiquement, vous pouvez mettre en place :

  • Des déjeuners, pots & afterworks
  • Des événements sportifs à la fois pour améliorer la QVCT (et la santé de vos collaborateurs !)
  • Tout comme des jeux à grandeur réelle : un escape game, un murder party, etc.
  • Des séminaires en dehors de l’entreprise pour prendre de la hauteur et réfléchir à demain
  • Des conférences avec des intervenants inspirants & qui engagent le dialogue autour d’un sujet
  • Ou encore, des temps de partage des connaissances, en entreprise, pour sensibiliser vos collaborateurs sur divers sujets : par exemple, sur le réchauffement climatique en organisant une fresque du climat.

✔   Notre conseil  :

N’oubliez pas que le team building se déroule déjà entre les murs de votre entreprise, au cœur de vos missions quotidiennes. C’est sans doute là qu’il est le plus important ! Ainsi, vous devez garder en tête, aussi populaire qu’il soit, que ce type d’événements fédérateurs et conviviaux, ne vont pas permettre de dénouer tous les problèmes relationnels au sein de votre entreprise. C’est pourquoi, l’amélioration de la QVCT ne doit bien évidemment PAS se réduire qu’à ce type d’événements.

3.  Adoptez un management bienveillant !

Il n’y a pas de secrets : le management est une problématique centrale de la qualité de vie au travail. Une entreprise sincèrement engagée en RSE (Responsabilité Sociale d’Entreprise), met en place une gouvernance responsable et transparente. Il est donc cohérent qu’elle adopte un management bienveillant.

Toutefois, et régulièrement, lorsqu’on parle de management bienveillant, beaucoup précisent qu’il ne faut pas oublier l’exigence, par peur que la bienveillance soit perçue comme une forme de laxisme. Cependant, la bienveillance est-elle synonyme de complaisance et d’un management « bisounours » ? Être exigeant, signifie-t-il faire pression à l’aide d’un management discipliné et pousser ses collaborateurs à leurs limites ? Non ! Sortons des pensées communes et de nos croyances.

Aujourd’hui, l’important au sein d’une entreprise est de trouver l’émulation, c’est-à-dire, le point d’équilibre entre la bienveillance et l’exigence.

De cette façon, en adoptant au sein de votre entreprise un comportement bienveillant en même temps que des exigences de qualité et de productivité équilibrée, en offrant votre soutien et votre aide, vos collaborateurs s’en trouveront d’autant plus motivés pour atteindre leurs objectifs !

Dès lors, gardez en tête que l’application de la bienveillance dans les relations de travail dégage ainsi une énergie positive, favorisant le bien-être au travail, la QVCT, mais également :

  • La communication & la transparence
  • La prise d’initiatives & la créativité
  • Tout comme : la reconnaissance & la considération.

✔   Notre conseil  :

Si vous souhaitez améliorer les conditions de travail de vos collaborateurs, mais également performer durablement, vous devez garder en tête deux choses. L’exigence sans la bienveillance conduit à une pression inutile. Cela offrira des résultats uniquement sur le court terme et non-durables. Cela provoque des tensions ainsi qu’un stress infructueux, ce qui entraînera des retards, de l’absentéisme et du désengagement.

De la même façon, la bienveillance sans l’exigence n’est, en aucun cas, stimulateur et source de performance pour l’entreprise. Dès lors, tout réside dans un juste équilibre à trouver entre ces deux notions.

4. Facilitez l’accessibilité au lieu de travail grâce à votre parking d’entreprise !

Cela peut sembler secondaire, et pourtant, la mise en place d’une gestion intelligente des espaces partagés en entreprise (parking, bureaux, cafétéria, etc.) occupe une place centrale dans la qualité de vie au travail.

Toutefois, le parking d’entreprise apparaît aujourd’hui, comme l’un des points qui mérite le plus d’attention. Effectivement, la liberté et la commodité des stationnements ne sont désormais plus au 1er plan dans les grandes villes. C’est pourquoi, le manque de stationnement peut rapidement devenir un vrai cauchemar pour les usagers ! Cela peut-être une véritable source de stress et d’angoisses qui ne sont jamais de bon augure pour démarrer une journée de travail.

Par conséquent, pour faciliter non seulement le quotidien des salariés, mais également pour fluidifier la venue sur site d’éventuels visiteurs, les entreprises ont tout intérêt à proposer un parking, et à y donner accès à tout ou partie des collaborateurs.

À ce sujet : votre parking d’entreprise est-il réellement optimisé ? Pour le savoir, répondez à notre quizz et découvrez vos axes d’amélioration.

✔   Notre conseil  :

Avec la croissance du télétravail, combinée aux déplacements et aux jours de congés de vos collaborateurs, si vous disposez d’un parking d’entreprise celui-ci est très certainement rarement complet ! Ainsi, de nombreuses places restent vacantes, alors que d’autres pourraient les utiliser. Pour éviter cela, et finalement, doubler le nombre de personnes ayant accès au parking, vous pouvez envisager la mise en place du smart parking. Dès lors, cela permettra de résoudre les problèmes récurrents de stationnements que vos collaborateurs peuvent rencontrer, mais également d’améliorer leur venue sur site, et donc leur QVCT.

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5.  Prévenez-les risques psychosociaux (RPS) – un point important pour améliorer la QVCT !

Rappelons que ce sont bien les risques psychosociaux qui ont été à l’origine de la notion de qualité de vie au travail. C’est pourquoi, il est crucial, pour améliorer votre QVCT, de mettre en place une politique de prévention à ce sujet.

Pour rappel, l’expression « risques psychosociaux » regroupe principalement :

  • Le stress au travail (surcharge de travail, manque de moyens, manque d’autonomie, etc).
  • Les violences internes (conflits, harcèlement moral ou physique, etc).
  • Les violences externes (menaces par un client, agressions physiques et/ou verbales, etc).

Ces risques pèsent sur la santé physique et mentale de vos collaborateurs, et en corrélation, sur le fonctionnement de votre entreprise (absentéisme, turnover, ambiance & conditions de travail, etc.).

C’est pourquoi, pour améliorer la QVCT au sein de votre entreprise, un dernier point, et pas des moindres, est d’agir (de manière concrète) pour prévenir ces risques. Notamment, en :

  • Identifiant les facteurs de risques psychosociaux propres à votre activité
  • Évaluant ces différents risques via une auto-évaluation : pour vous aider, consultez ce guide.
  • Effectuant un plan d’actions pour mettre en œuvre une politique de prévention efficace !

✔   Notre conseil  :

Pour une politique de prévention efficace, gardez en tête que vous devez distinguer 3 niveaux de préventions. D’abord, la prévention primaire (qui a pour finalité d’éliminer les risques à la source). Puis, la prévention secondaire (qui a pour but de protéger vos collaborateurs en les aidant à faire face à l’exposition aux risques). Enfin, la prévention tertiaire (qui permet d’agir pour réduire les troubles dus à des risques que l’on n’a pas su ou pu éviter).

6.  Suivez régulièrement vos indicateurs RH pour mesurer & améliorer la QVCT au sein de votre entreprise !

Une meilleure qualité de vie au travail dépend de plusieurs critères, et il est nécessaire de déployer différentes actions RH en vue de l’améliorer.

En conséquence, les entreprises sont nombreuses à se doter d’indicateurs RH qu’elles regroupent et résument dans ce que l’on appelle un tableau de bord RH.

Il y a quatre indicateurs principaux à connaître et à suivre pour améliorer la QVCT :

  • Le taux de turn-over : en cas d’inconfort, vos collaborateurs voudront changer d’entreprise rapidement et votre turn-over risque d’être élevé. Ainsi, suivre régulièrement ce taux vous permet de mesurer votre QVCT et de déterminer l’attachement ou non à votre entreprise.
  • Le taux d’absentéisme : c’est le nombre de collaborateurs absents par rapport à ceux qui sont présents sur une période donnée. En fonction de ce résultat, vous pouvez connaître les actions QVCT à entreprendre.
  •  L’ENPS (Employee Net Promoter Score) : est lié à votre marque employeur. Un indice élevé reflète souvent la réussite d’une démarche QVT. Un collaborateur heureux dans son travail en parlera autour de lui, favorisant ainsi l’image de votre entreprise et son attractivité.
  • La répartition des salariés par sexe, par CSP et la parité H/F dans la rémunération : L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est un levier de la QVCT. Encore aujourd’hui, des écarts importants subsistent en matière de rémunération, de perspectives de carrière, de conditions de travail ou encore d’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. Ainsi, suivre ces indicateurs et traiter ces sujets de façon globale sont des enjeux RH important !

✔   Notre conseil  :

Une étude menée par Malakoff Humanis en 2017, rappelle que pour 38% des collaborateurs, la QVCT est synonyme de reconnaissance au travail. En parallèle, pour 40% des collaborateurs, elle est synonyme de rémunération et d’une valorisation financière de leurs efforts.

Par conséquent, et pour améliorer la QVCT au sein de votre entreprise, il est crucial de parvenir à une politique de rémunération efficace, avec une excellente connaissance de votre marché et de ses spécificités. Pour y parvenir, optez pour un outil qui facilite votre prise de décision sur les salaires, et qui vous simplifie la gestion de la rémunération globale au sein de votre entreprise !

En conclusion

De prime abord, on pourrait imaginer qu’une lettre de plus ne va pas changer grand-chose à la définition initiale de la QVT ! Et pourtant, la QVCT marque une rupture bien plus importante qu’il n’y paraît en matière de santé au travail. Finalement, l’évolution de cet acronyme rappelle aux entreprises que leur performance ne peut pas se construire sans agir de manière quotidienne sur la qualité de vie et les conditions de travail de leurs collaborateurs !

C’est donc une nouvelle définition, qui se veut plus large et qui fait du collaborateur et de la manière dont il effectue son travail, le point central de l’organisation.

Une question ? Consultez la FAQ suivante !  

Pourquoi engager une démarche de QVCT dans son entreprise ?

La mise en place d’une telle démarche représente un enjeu stratégique pour concilier performance, santé et bien-être au travail. Les bénéfices y sont nombreux. C’est bien évidemment un moyen de développer votre marque employeur afin d’attirer et de retenir vos meilleurs talents. C’est également une excellente solution pour redonner du sens au travail, booster la motivation et améliorer l’engagement de chacun de vos collaborateurs. En corrélation, leur productivité augmentera, au bénéfice de la performance globale de votre entreprise. Enfin, cette démarche participe également à prévenir les risques psychosociaux, réduire l’absentéisme et favoriser la santé au travail.

Comment mesurer la QVCT dans son entreprise ?

La QVCT peut se mesurer de différentes façons. Par exemple, en suivant des indicateurs sur la santé de vos collaborateurs (taux de maladie professionnelle, d’inaptitude, d’accidents, etc.). En parallèle, vous pouvez mesurer la QVCT au travers d’indicateurs de perception (satisfaction, sentiment d’équité et d’appartenance, clarté des rôles, engagement, etc.). De plus, vous pouvez également suivre des indicateurs de fonctionnement (taux d’absentéisme, de turnover, de formation, etc.).

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